Metropolis bleu. Atelier d’écriture, chapitre 1 21/04/2012
Posted by closeille in Metropolis bleu.Tags: écriture, émotion, Metropolis bleu, plume
trackback
Jeux de maux…
Quelle journée, mais quelle journée! Je veux parler de celle que j’ai vécue hier et sans laquelle il m’aurait manqué quelque chose au Metropolis bleu. Je veux parler de cette furieuse envie que j’avais moi aussi de prendre la plume et de permettre à mon imaginaire de se dégourdir les neurones. Je veux parler de l’atelier d’écriture auquel j’ai participé. Je veux parler de ces opportunités exceptionnelles de nous rendre un peu plus intelligents que nous offrent le festival, tant sur le plan littéraire qu’humain.
Résumé.
Chapitre 1. Préambule.
Certes, le matin, depuis mardi dernier, je consacre plusieurs heures à l’écriture, c’est du reste ce que je fais en ce moment, après n’avoir lu que les trois premiers cahiers de La Presse. Voyez comme je prends mon rôle de «blogueuse» très au sérieux, dans la solitude de mon bureau ou de mon salon, selon la lumière, comme on imagine un écrivain penché sur son ordinateur, entre thé, café et chat assoupi, j’écris. Sauf que je ne bois ni thé, ni café et que je n’ai pas de chat. Et je ne suis pas écrivain. « Entrer en littérature, c’est comme entrer en religion » disait très justement Andrée A. Michaud au cours d’une autre rencontre. Je ne me sens pas prête encore à me cloîtrer derrière des murs de mots. C’est ce qui fait que je voue tant de respect aux auteurs, aux vrais, aux disciplinés, aux forçats de l’image, de la syntaxe et de la structure. Ils m’épatent, me renversent, me bouleversent, me bousculent ou… m’horripilent. Plus je leur jalouse leur talent et leur propension à pouvoir se retirer du monde pour mieux nous jeter à la face le fruit de leur isolement et plus je fais de la lessive, du ménage, des courses… n’importe quoi pour ne pas écrire. Voilà, c’est ce qui fait qu’il y a eux et moi. Eux et nous. Les écrivains et les « écrivaillons » du dimanche. Et Metropolis bleu pour provoquer l’improbable rencontre entre les deux, sortir les écrivains de leur île déserte et permette aux lecteurs d’incarner les femmes et les hommes derrière ces tonnes de mots qui nous touchent, nous éveillent… ou nous endorment!
Hier, après avoir raté les ateliers de Léonora Miano et d’Eduardo Manet, il était hors de question de manquer celui d’Ananda Devi. À 14h00 précise, j’arrivais le cœur battant à l’hôtel. Il ne me restait plus que 15 minutes. Un tout petit quart d’heure au cours duquel j’ai eu l’occasion de prendre l’ascenseur avec Eduardo Manet, un petit saut de trois étages en compagnie de ce diable de petit homme nonagénaire à qui j’ai eu l’audace de demander s’il était vraiment le petit fils d’Édouard Manet, comme il nous le raconte merveilleusement ou effrontément dans le livre « Le fifre », du même titre que la toile de son illustre pseudo grand-père qui dort le jour et se réveille le soir sur ma table de nuit. « Je n’ai jamais menti. C’est la plus stricte vérité ! » me lance-t-il juste avant que les portes se referment. J’ai failli lui faire un clin d’œil.
Mais non, je blague, enfin, je blogue…
(À suivre)
Commentaires»
No comments yet — be the first.